Vos médicaments périmés ou inutilisés et l’environnement 

Attention! C’est le temps d’y jeter un coup d’oeil

  Gilles Parent, ND.A

On oublie que  les médicaments qui peuvent nous sauver la vie sont également  des polluants ou des contaminants. Ils contiennent des substances biochimiquement très actives et peuvent, à très faibles concentrations, affecter la flore ou la faune une fois rejetés dans l’eau de nos lacs ou de nos rivières. Les usines de traitement des eaux usées primaires, secondaires et même tertiaires (égouts) n’ont pas de procédés efficaces pour neutraliser les médicaments. C’est pourquoi il ne faut surtout pas jeter nos vieux médicaments dans la chasse d’eau ou dans l’évier et encore moins à la  poubelle. 

Les antibiotiques, par exemple, peuvent contribuer à développer des résistances aux antibiotiques chez les bactéries, un problème qui devient sérieux en médecine présentement. Les hormones rejetées dans l’environnement agissent comme des perturbateurs endocriniens au point de féminiser les poissons, les batraciens (grenouilles) et les reptiles qui vivent dans nos cours d’eau et d’empêcher leur reproduction.

Les vieux médicaments peuvent parfois se dégrader avec le temps et devenir toxiques ou inefficaces. Il est préférable de se départir de tout médicament acheté en vente libre après sa date de péremption. Quant aux médicaments prescrits par un médecin, on s’en départira un an après la date de délivrance ou encore s’ils sont devenus inutiles.  Faire le ménage dans sa pharmacie une ou deux fois par an réduit les risques d’erreurs dans la prise de médicaments et d’empoisonnement pour les enfants et les animaux de compagnie.

Comment disposer de vos médicaments périmés ou inutilisés? En les apportant à votre pharmacien dans les contenants originaux, si possible. Il veillera à les confier à une entreprise spécialisée qui les éliminera de façon sécuritaire et respectueuse de l’environnement.

Vous participez ainsi à la sauvegarde de notre planète!

2019-2021: Le Pacte pour la transition… 2022: Qu’en est-il aujourd’hui?

Gilles Parent, ND.A

Lancé en 2019, Le Pacte pour la transition a permis une prise de conscience importante au Québec.  Pendant sa durée de vie, de 2019 à 2021, nous avons réalisé que notre rythme de consommation actuel nécessite 8 planètes pour assurer notre survie à court terme et qu’il était urgent de faire un virage à 180°. Dans leurs revendications, les milliers de signataires exigaient de nos gouvernements de mettre la protection de l’environnement en priorité dans la liste.  De façon urgente, nous devions tous changer nos habitudes de consommation. 

Quel bilan peut-on faire aujourd’hui? On ne peut que constater à quel point la société résiste à changer ses habitudes de vie malgré l’urgence climatique.  Conséquemment,  les revendications de ce Pacte sont pertinentes, plus que jamais. Voici donc quelques gestes que nous pouvons facilement incorporer dans nos vies pour réduire notre empreinte écologique:

  • Limiter les déplacements en voiture: les planifier d’avance pour réduire les distances couvertes, faire du covoiturage, marcher ou pédaler, abandonner les V.U.S et les grosses cylindrées pour privilégier les voitures électriques ou hybrides; 
  • Laver le linge à l’eau froide ou tiède plutôt que chaude;
  • Faire sécher les vêtements sur la corde à linge ou sur un séchoir plutôt qu’à la sécheuse;
  • Acheter ou manger des produits locaux qui nécessitent moins de pétrole pour se rendre à vous; considérer les distances entre le lieu de production et chez vous; encourager vos marchands à acheter local; jardiner vous-même si possible;
  • Manger moins de viande en lui substituant d’autres protéines. La production de viande génère beaucoup de gaz à effet de serre, est exigeante en eau et en culture de céréales;
  • Acheter les aliments moins emballés ou en vrac; apporter vos sacs et vos contenants pour le remplissage; visiter les marchés de cultivateurs;
  • Manger bio; cette agriculture n’utilise pas d’insecticides ni d’engrais chimiques, exige moins d’eau, moins de grosses machineries et maintient la vie des sols;
  • Réutiliser et recycler le plus possible;
  • Réduire la température de son domicile à 18° C;
  • Éviter d’acheter des produits à usage unique, jetables; opter plutôt pour des produits durables et réutilisables ou, à tout le moins, recyclables; évaluer leur empreinte écologique;
  • Composter vous-même ou utiliser le bac brun;
  • Éviter de voyager; les avions engendrent de grandes quantités de gaz à effet de serre;
  • Apporter vos produits toxiques et vos médicaments aux sites de cueillettes spécifiques.

Ainsi vous participerez à la sauvegarde de notre planète!

Votre santé pourrait aussi en bénéficier!

Faites fructifier vos feuilles mortes

Gilles Parent, ND.A

Les feuilles mortes et les débris de jardin constituent le plus gros volume des matières organiques pouvant être recueillies en une semaine comparativement à tout le reste de l’année. C’est de l’or en barre pour la production d’un bon compost. Leur orientation vers le compostage réduit considérablement le volume de déchets vers le site d’enfouissement. L’importante économie réalisée par la Ville relativement aux frais d’enfouissement aide ainsi au contrôle de nos comptes de taxes municipales. En plus, votre effort vous permet d’obtenir gratuitement quelques poches de compost  lors de  la Journée de l’arbre, organisée à chaque printemps.

Une fois recueillis par les camions, seuls les sacs de papier seront déchiquetés pour accélérer le compostage car le papier se décompose facilement.  Le sac de plastique, lui, ne se dégradera que dans 100 ans, même s’il s’effrite en particules.

On peut trouver les sacs de papiers chez les quincailliers, y compris à la Quincaillerie du Carré. Ils sont peu dispendieux. C’est un investissement pour protéger notre terre.

Malheureusement, le papier fait mauvais ménage avec l’eau, alors conservez les sacs de papier remplis de feuilles à l’abri de la pluie, dans un endroit sec jusqu’à la journée de la cueillette. Si vous n’avez pas un endroit à couvert, déposez un plastique sur le sac, maintenu en place avec des pesées.

Si vous n’avez que peu de feuilles, vous pouvez en disposer dans votre bac brun, qui sera recueilli selon l’horaire usuel des cueillettes. 

N’oubliez pas que brûler les feuilles nuit à la qualité de l’air et que ce n’est pas permis.

NOTEZ QUE SEULES LES FEUILLES DANS DES SACS DE PAPIER SONT RECUEILLIES

AUCUN SACS DE PLASTIQUE

L’arbre… un rempart contre le réchauffement planétaire

Gilles Parent, ND.A

Il y a beaucoup d’arguments pour motiver la plantation d’arbres sur son terrain:

  • créer de l’ombre pour atténuer les îlots de chaleur l’été;
  • réduire la pollution par le bruit;
  • fournir de la nourriture pour nous et pour la faune: fruits, baies et noix;
  • rendre l’air plus respirable en dépolluant l’atmosphère;
  • embellir le milieu de vie dans lequel nous vivons;
  • augmenter la valeur immobilière de sa maison.

Plus important encore, l’arbre est un puits de carbone, c’est-à-dire qu’il absorbe les gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone, le fameux CO2.

Le CO2 est responsable du réchauffement des températures, lequel est le problème le plus grave auquel fait face l’humanité présentement. Or l’arbre fixe le carbone (C) du CO2 pour en faire son bois, ses feuilles et ses fruits et en libère l’oxygène(O2) dont nous avons besoin pour respirer.

Nous expirons par nos poumons du CO2 mais la combustion des énergies fossiles par nos autos et nos chauffages en génère mille fois plus que nous.  Actuellement, à l’échelle planétaire, nous produisons 17,2 milliards de tonnes de COqui ne peuvent malheureusement pas être pris en charge par les arbres et les végétaux.

Saviez-vous qu’il faut planter 500 arbres pour compenser les émissions annuelles d’une seule auto qui parcourt 20 000 km. Il faudra donc planter beaucoup plus d’arbres mais, avant tout, il est essentiel de réduire nos émissions. 

C’est en mai que se déroule la Journée de l’arbre à Val-des-Sources en collaboration avec la ville de Danville.

Il y a distribution d’arbres et de compost, partage de trucs pour planter des arbres, faire son compost domestique et mieux recycler. Profitez de cette journée pour planter un arbre!

Vous participez ainsi à la sauvegarde de notre planète!

L’arbre et la qualité de votre environnement

Gilles Parent, ND.A

L’arbre joue de multiples rôles dans la protection de l’environnement

Il contribue à 

  • produire de l’oxygène à partir du gaz carbonique (CO2) qui est un gaz à effet de serre
  • réduire ainsi le gaz carbonique et son effet de serre
  • filtrer en partie l’air des polluants et des poussières
  • réduire l’érosion des sols grâce à son feuillage et à ses racines
  • purifier l’eau en la filtrant et en empêchant son ruissellement et donc sa contamination
  • réguler les écarts extrêmes de température
  • protéger de la chaleur (il peut réduire la température de 5°C)
  • servir de brise-vent et ainsi empêcher l’érosion éolienne
  • assurer l’habitat (abri, protection et nourriture) de plusieurs espèces d’oiseaux, d’insectes et d‘animaux
  • servir d’écran sonore et ainsi diminuer le bruit ambiant
  • l’embellissement du paysage urbain 
  • nous nourrir (arbres et arbustes fruitiers)

C’est en mai que se déroule la Journée de l’arbre à Val-des-Sources en collaboration avec la ville de Danville.

Il y a distribution d’arbres et de compost, partage de trucs pour planter des arbres, faire son compost domestique et mieux recycler. Profitez de cette journée pour planter un arbre.

Vous participez ainsi à la sauvegarde de notre planète!

Le compost domestique vs le compost industriel

Gilles Parent, ND.A

Le débat s’élève parfois sur le choix d’une municipalité pour une politique du compostage domestique ou industriel. Dans la MRC des Sources, Saint-Adrien a opté pour les bacs de compostage domestique alors que Danville a préféré le recours à la cueillette sélective du bac brun. À l’analyse, chacune de ces deux politiques comporte des avantages ainsi que des inconvénients et la décision pour une ou l’autre des politiques doit aussi tenir compte de facteurs sociaux comme le type de propriétés dans une municipalité (maisons unifamiliales ou habitations à loyers multiples), le pourcentage d’habitants âgés ou handicapés et le degré d’engagement des citoyens pour l’écologie. 

COMPOSTAGE DOMESTIQUE

Les avantages :

  • Réduction du transport et de la manipulation mécanisée des matières compostables.
  • Contrôle individuel des ingrédients pour produire le compost.
  • Accès facile et en tout temps au compost.
  • Investissements minimes. 

Les désavantages :

  • Demande beaucoup d’éducation et une grande implication des citoyens.
  • La température n’est pas assez élevée lors du processus de fermentation pour le contrôle des bactéries et des champignons, ni pour inhiber le potentiel de germination des graines de mauvaises herbes.
  • Problèmes avec les déchets de viandes, de poissons, les branches, le papier mouchoir et le papier tissu.
  • Occupe de l’espace sur un terrain.

COMPOSTAGE INDUSTRIEL

Les avantages :

  • Demande peu d’éducation et d’implication des citoyens.
  • Participation aisée de la population, y compris les personnes âgées ou handicapées et celles des habitations à loyers multiples.
  • La température de fermentation élevée élimine les problèmes de bactéries et de germination des graines.
  • Utilisation maximale de toutes les matières compostables : viandes, poissons, branches, papiers mouchoirs, papiers tissus, etc.
  • Valorisation des boues municipales.
  • Valorisation financière par la vente du compost ainsi produit.  

Les désavantages :

  • Production plus grande de gaz à effet de serre due au transport, à la cueillette par camions et à la manipulation mécanisée des matières compostables. Les sites de traitement sont souvent éloignés. 
  • Contamination par des matières non compostables (verre, plastique, etc.).
  • Investissement élevé en équipement de transport, en machinerie et en installations.
  • Frais de main-d’œuvre.
  • Production et gestion du lixiviat.

Conclusion

Qu’une municipalité opte pour l’une ou l’autre des solutions, il y a des avantages et des inconvénients qui se valent, d’autant plus qu’il faut tenir compte des considérations sociales et environnementales. La municipalité doit réduire au maximum l’envoi de matières putrescibles au site d’enfouissement car elles produisent du méthane pendant des années. Ce gaz est responsable d’environ 20% des émissions de gaz à effet de serre et est 25 à 32 fois plus puissant que le CO2 .

Votre contribution en tant que citoyen de Danville consiste à mettre toutes vos matières compostables dans votre bac brun.

IMPORTANT : Évitez de mettre votre compost dans des sacs de plastique et, pire encore, dans des sacs oxydo-dégradables Ne pas mettre ces derniers dans le bac de recyclage mais dans le bac noir seulement. Utilisez un sac de papier ou compostable, si nécessaire. 

L’eau potable… son gaspillage et les interdictions

Gilles Parent, ND.A

Chaque Canadien consomme en moyenne 329 litres d’eau par jour mais les Québécois sont les champions de la consommation, soit 424 litres par jour, c’est le double des Européens et 20% de plus que la moyenne canadienne. Le gouvernement du Québec vise à ramener notre consommation sous la moyenne canadienne. 

COÛT 

Le traitement de l’eau coûte environ 3.00$ le mètre cube d’eau. Conséquemment, notre surconsommation se reflète sur notre compte de taxes. Pour la traiter et la rendre potable,  l’usine de filtration doit utiliser des produits chimiques (chlore, agents de floculation, acidifiant ou alcalinisant, etc.) qui ont aussi un impact sur l’environnement. Une partie de l’eau utilisée se retrouve à la station d’épuration des eaux usées. Plus on en utilise, plus cela prend de l’énergie pour la traiter, plus cela coûte cher en taxes, plus on la pollue et plus nous produisons des gaz à effet de serre. Il serait pourtant si simple de l’économiser…

QUELQUES TRUCS POUR RÉDUIRE SON GASPILLAGE 

  • Fermer le robinet pendant le brossage des dents et le savonnage des mains;
  • Isoler vos tuyaux d’eau chaude afin de réduire le temps d’écoulement avant l’arrivée de l’eau chaude.
  • Préférer la douche de 5 minutes (75 litres)  au bain (150 litres);
  • Ajuster le niveau d’eau de votre laveuse à linge suivant la grosseur de la brassée;
  • Utiliser une toilette à petit réservoir;
  • Ne pas laver votre entrée d’auto au boyau d’arrosage. Utiliser plutôt un balai;
  • Laver votre auto avec un seau d’eau;
  • Installer des barils d’eau aux descentes de vos gouttières;
  • Couper votre gazon plus long, surtout en période de canicule.  Cela réduit l’évaporation et l’empêche de jaunir;
  • Recourir aux paillis de feuilles, de paille ou de bois pour vos plates-bandes et vos jardins, pour réduire la pousse des mauvaises herbes et conserver l’humidité dans le sol;
  • Arroser vos plantes et vos fleurs à la main ou au goutte à goutte plutôt qu’à la grandeur;
  • Utiliser vos eaux grises (bain, eau de vaisselle) pour l’arrosage des vos fleurs et légumes, c’est de la réutilisation;
  • Amusez-vous à faire le calcul de la quantité d’eau que vous consommez quotidiennement durant quelques jours. Vous serez surpris du résultat!

AVIS DE RESTRICTION

Durant l’été, en période de canicule, respectez à la lettre les avis de restriction pour les arrosages. Il est essentiel que les réserves d’eau de la ville soient suffisantes pour en assurer la disponibilité en cas d’incendie mais aussi pour que vous soyez desservis.

 Le recyclage des ampoules fluocompactes, des tubes fluorescents et des lampes au mercure

Gilles Parent, ND.A

Quels fluos? Où? Comment?

On ne peut pas jeter dans les ordures ses fluorescents grillés car il n’y a pas de seuil sans danger pour la santé et l’environnement concernant le mercure. Il est extrêmement toxique.

RecycFluo est le programme à but non lucratif qui vise à recycler tout à fait gratuitement  les ampoules et les tubes fluorescents contenant du mercure. Le programme est géré par l’Association pour la Gestion Responsable des Produits (AGRP). Ainsi, à chaque achat vous payez des frais pour leur recyclage. Il est important que votre contribution serve à protéger l’environnement en les apportant aux points de dépôt.

Rencontrez la famille

Voici les principales catégories d’ampoules qui contiennent du mercure et qui doivent absolument être recyclées. 

Où? (Points de dépôt)

Quincaillerie du carré (Couture-Timber Mart), 17, rue Grove, 819-839-3777

Rona Paradis & frères, 12, chemin des Trois-Lacs, 819-970-4024

Écocentre d’Asbestos, 171, rue Nicolet, 819-620-2526

Comment?

Considérez les fluorescents grillés comme des déchets domestiques DANGEREUX. Si possible, conservez les emballages protecteurs de l’achat pour les rapporter de façon sécuritaire mais, à défaut, les points de dépôt s’assureront de leur emballage sécuritaire.

Les effets toxiques du mercure sont liés aux troubles neurologiques, à la démence, à la dépression, à la fatigue, au déficit d’attention et à l’hyperactivité, à la perte de mémoire, au cancer, etc.

Dans le cas où un fluorescent se briserait, faire évacuer les lieux et aérer. Ne pas utiliser l’aspirateur. Ramasser les débris avec des gants de caoutchouc, nettoyer avec un papier-tissu humide et mettre le tout dans un contenant fermé hermétiquement que vous apporterez à un centre pour déchets dangereux ou à un point de dépôt.  

Doit-on manger du poisson et des fruits de mer ? Quels poissons et d’où?

Caroll McDuff

Introduction

Voici les résultats d’une recherche que j’ai faite, d’abord pour moi et ma famille, suite à la sortie du film Seaspiracy, sur Netflix à la fin de mars 2021. Bien que je n’aie pas vu le film, ses conclusions m’ont interpellé suffisamment pour que je cherche à m’informer davantage.

Afin de vous aider à comprendre le contexte, je vous suggère d’abord  de lire un article du Devoir commentant ce film. Vous le trouverez avec le lien suivant :

https://www.ledevoir.com/societe/environnement/597750/faut-il-cesser-de-manger-du-poisson?

Vous aurez aussi accès très facilement à la bande-annonce du film Seaspiracy sur Youtube.

Mon but n’est pas de faire la promotion de ce film, mais plutôt de profiter de sa sortie pour mettre à jour une analyse de la situation quant aux critères de choix les plus pertinents pour mieux choisir nos produits marins si on décide de les inclure dans notre alimentation. 

Danville en transition a déjà fait la promotion de l’achat local en alimentation. Comme les produits marins ou de lacs n’abondent pas en Estrie (il y a bien sûr l’exception de la fameuse truite d’élevage des Bobines de East Hereford), acheter local dans ce créneau veut dire acheter des pêcheurs du fleuve et du golfe St-Laurent en premier, et des maritimes ou de la Colombie britannique en second. D’autre part, les produits de la mer de nos épiceries viennent de partout dans le monde et leur étiquetage est déficient souvent. De plus, et c’est le propos du film précédemment cité, les multinationales du poisson sont en train de vider les océans de toutes les protéines animales à cause d’une pêche irresponsable et non durable. Il est donc urgent que chacun développe sa stratégie de consommation pour éviter de participer à ce carnage. C’est dans le but de vous aider à la mettre à jour que Danville en Transition vous offre cette analyse.

Elle se fera en trois temps : d’abord une synthèse brève de 4 pages pour ceux et celles qui veulent se faire une idée assez vite, puis des extraits plus élaborés pour mieux comprendre et enfin plusieurs références pour aller plus loin.

Remarque supplémentaire : la première question posée dans le titre de cet article, est la première à répondre d’abord. Doit-on manger du poisson? Clairement, la réponse appartient à chacun, comme la décision de manger végétarien ou vegan ou autre.

Deux arguments principaux peuvent vous amener à exclure le poisson et les fruits de mer de votre alimentation : soit vous ne voulez pas risquer de participer à la disparition de plusieurs espèces marines, soit vos recherches d’informations vous ont convaincu que la pollution des rivières, fleuves et océans représente un trop grand risque de contamination des espèces marines, et subséquemment pour vous-même, si vous en mangez. Cette décision vous appartient et c’est la première à prendre.

Toutefois, la présente analyse ne concerne pas la contamination du poisson et s’adresse uniquement aux gens qui ont décidé de garder une part de produits marins dans leur alimentation. Cependant, certaines références utilisées pour cette analyse en tiennent compte et recommandent principalement d’éviter les poissons de la fin de la chaîne alimentaire, comme le flétan par exemple, et de s’en tenir aux plus petits poissons.

Bonne lecture!  Par Caroll McDuff, pour Danville en Transition

  1. RÉSUMÉ SYNTHÈSE

A1- Un extrait d’un article de la revue Protégez-vous (référence à la fin) :

1. Misez sur les produits locaux (du Québec) et de saison

2. Achetez des poissons les moins transformés possibles

3. Diversifiez votre menu

4. Posez des questions… et exigez des réponses par exemple, sur l’origine du produit, la chaîne de transformation, l’étiquetage

5. Achetez les produits pour lesquels vous avez le plus d’informations

6. Visitez les sites des associations faisant la promotion de la pêche durable (vous les trouverez en référence à la fin de cet article)

A2- D’un article de La Presse, en référence à la fin) :

Certains types de poissons et de fruits de mer devraient tout simplement faire partie de votre liste noire. Les voici :

  1. Thon à nageoires bleues : Teneur trop élevée en mercure et en BPC
  2. Bar chilien : Espèce menacée et teneur élevée en mercure
  3. Saumon de l’Atlantique : Presque tout le saumon pêché en Atlantique provient de gros élevages avec des pratiques plus ou moins intéressantes. Les poissons sont habituellement nourris de farines animales (ce qui est bien loin de leur diète naturelle, réduisant ainsi leur précieuse teneur en acides gras oméga-3); de grandes quantités d’antibiotiques et d’autres produits chimiques sont utilisés. 
  4. Tilapia : Essentiellement un produit provenant d’élevages intensifs et peu scrupuleux
  5. Pangasius : Essentiellement un produit provenant d’élevages intensifs et peu scrupuleux
  6. Anguille : Espèce menacée
  7. Crevettes du Pacifique : Essentiellement un produit provenant d’élevages intensifs et peu scrupuleux
  8. Requin : Plusieurs espèces sont menacées, la plupart des requins pêchés sont mutilés vivants pour enlever leur raie puis relâchés pour mourir en mer.
  9. Espadon : Teneur élevée en mercure
  10. Flétan : Teneur élevée en mercure

Les poissons à privilégier :

  1. Tous ceux qui proviennent d’ici
  2. Saumon sauvage du Pacifique
  3. Sardines
  4. Maquereau de l’Atlantique
  5. Thon albacore (il contient quand même du mercure, mais moins)
  6. Morue du Pacifique
  7. Huîtres et moules
  8. Truite arc-en-ciel

Remarque : pour les crevettes et le homard du Québec ou des maritimes, plusieurs associations de petits pêcheurs ont des certifications de pêche durable. À priori, ils pourraient faire partie de cette liste.

A3- ET LOCALEMENT OÙ EN ACHETER ?

  1. La Mante du Carré

Depuis plusieurs mois, La Mante offre du poisson et des fruits de mer de très haute qualité. Ils s’approvisionnent directement des pêcheurs de Rimouski, mais les produits peuvent aussi venir de Sept-îles, de Gaspé ou des Îles-de-la-Madeleine. Exceptionnellement, selon la saison, certains poissons peuvent aussi venir des maritimes. Mais leur base d’approvisionnement c’est Rimouski. Leurs produits transitent par Granby, où un poissonnier prépare rapidement les boîtes avec glace à destination de La Mante.

Donc l’origine de leurs poissons est en majorité du Québec et provient des pêcheurs des villes plus haut mentionnées. Aucun produit ne vient des grosses industries de pêche principalement critiquées pour des pêches non durables.

Autre avantage : les poissons ou crustacés disponibles se marient aux différentes saisons de pêche selon les espèces. Cela correspond à l’un des critères pour une pêche durable.

Quant au prix, il se rapproche de celui de Rimouski. Cela représente un atout majeur pour notre région : à 300 km du circuit de pêche, les résidents d’ici peuvent avoir des produits marins de qualité à un prix semblable !

À savoir : les arrivages se font généralement le vendredi mais il est préférable de s’informer à l’avance et de réserver.

  1. Les grandes chaînes alimentaires comme Métro

Métro a le mérite de s’être dotée d’une politique d’approvisionnement pour leurs produits marins avec une optique de pêche durable. L’origine de leurs produits est multiple : la grosse industrie et de plus petits réseaux. Toutefois, ils continuent d’offrir des poissons considérés comme provenant d’une pêche non durable ou très questionnable par les principaux analystes de la situation, comme le saumon de l’atlantique élevé en milieu ouvert (un enclos à même la mer), le tilapia et le pangasius. Des poissons qui viennent souvent de loin sont aussi offerts, par exemple de Chine et d’autres pays d’Asie aux pratiques douteuses.

Pour l’étiquetage, malgré un effort, on doit les questionner souvent sur la provenance; les commis collaborent mais ils ne savent pas toujours la réponse et doivent aller s’informer. Métro ne semble pas s’être fait un devoir de systématiquement afficher l’origine du poisson ou des fruits de mer.

On trouvera dans la deuxième partie de cette analyse des éléments précisant leur politique de pêche et d’aquaculture durable.

  1. Poissonnerie La Moulière de Victoriaville

Dans les poissonneries de ville, c’est la plus proche. Ils ont un inventaire de choix intéressants, mais la provenance de leurs produits n’est pas clairement indiquée et il faut souvent leur demander. Plusieurs commis ne le savent pas et doivent en référer à leur supérieur.

Fait à noter, cette poissonnerie est membre du réseau ‘’La fourchette bleue’’ (référence à la fin). Cette association fait entre autres la promotion d’espèces de produits marins du St-Laurent moins connues. La diversification est d’ailleurs un autre critère de choix pour aider au maintien des stocks de poissons.

En conclusion : Danville en Transition fait la promotion de l’achat local; dans cette optique le choix le plus facile si on ne veut pas se casser la tête et le plus sûr quant à la provenance et à la pêche durable, c’est de s’approvisionner à La Mante du Carré.

Sinon, ailleurs comme chez Métro ou dans une poissonnerie comme La Moulière vous devrez porter plus d’attention et surtout poser plus de questions avant de pouvoir vous faire une idée juste.

Remarque à propos du problème des baleines noires dans le golfe :

Vous en avez sans doute entendu parler. Ces baleines se prennent parfois dans les orins (câbles placés à la verticale dans la colonne d’eau et reliant les cages à crabe à une bouée en surface) et cela peut faire qu’elles se noient. Les crabiers du golfe se sont vus suspendre leur certification par Marine Stewardship Council récemment à cause de cela. Ce printemps, plusieurs pêcheurs de crabe mettent à l’essai une nouvelle technologie qui permet d’éviter la pose d’orins. Aussi, le gouvernement a devancé la période de pêche et a réduit les quotas afin de moins nuire aux baleines.

Pour vos achats de crabe vous devrez faire un choix sur la base de cette information, sachant que pour le reste, cette pêche était considérée durable depuis plusieurs années.

Au sujet des prix, à titre comparatif, voici le prix du crabe des neiges cuit lors de la fin de semaine de Pâques (3 avril 2021):

Mante du Carré :  25$/lb  et 32$/lb (les plus gros)

Métro : 26$/lb (pas de différence pour les plus gros mais vous ne pouvez pas choisir)

La Moulière de Victoriaville : 32$/lb (on prend ce qu’ils nous donnent)

Rimouski : le crabe vivant = 12$/lb et le crabe cuit = 25$/lb;  on dit sur les quais que le crabe a augmenté de 30% cette année.

FIN DE LA PARTIE SYNTHÈSE

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  1.  Analyse plus élaborée

D’abord un dossier plus élaboré de deux articles de la revue Protégez-vous (septembre 2020)

Premier article du Protégez-vous

Outre les logos qui identifient les produits certifiés québécois, durables ou biologiques – une décision volontaire des producteurs – et les listes d’espèces à privilégier ou à éviter établies par des organismes comme Seafood Watch, quelques astuces vous permettront de choisir votre poisson de façon écoresponsable.

1. Misez sur les produits locaux et de saison

Un poisson qui a été pêché ou élevé – on parle ici d’aquaculture – au Canada ou au Québec va généralement de pair avec l’utilisation de méthodes responsables, indique Jean-Claude Brêthes, professeur émérite à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Les règlements et les normes (quotas, volume, maillage des filets, etc.) sont stricts et hautement surveillés, explique l’expert. L’achat local permet par ailleurs de limiter les impacts écologiques du transport.

Pour vous assurer de consommer des espèces d’ici, consultez le calendrier d’arrivage de produits frais présenté par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) sur son site internet Pêchés ici, mangés ici, propose Michel Bélanger, conseiller en commercialisation au MAPAQ. « Si vous achetez un filet de poisson frais d’une espèce que l’on trouve dans les eaux du Saint-Laurent, mais hors saison, il y a moins de chances qu’il soit d’ici !  » illustre-t-il. Par exemple, le flétan du Groenland pêché en province est offert entre les mois de mai et d’octobre, informe l’outil web.

2. Achetez des poissons les moins transformés possible

S’il n’est pas toujours facile d’identifier avec exactitude l’espèce de poisson et d’en connaître la provenance, ce l’est encore moins si celui-ci figure dans une longue liste d’ingrédients. « Pour vous assurer de savoir ce que vous mangez, voire éviter la fraude alimentaire, achetez du poisson peu ou pas transformé », recommande le nutritionniste Bernard Lavallée. Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée d’apprêter le poisson entier ou avec la peau, demandez au poissonnier de le faire pour vous.

3. Diversifiez votre menu

Pour éviter une pression accrue sur les espèces populaires reconnues pour leur poids écologique – par exemple le saumon de l’Atlantique – ou comme menacées – le thon rouge, entre autres –, découvrez-en de nouvelles et variez vos recettes. Dans son livre Sauver la planète une bouchée à la fois (Éditions La Presse), Bernard Lavallée propose notamment de cuisiner les petits poissons, comme le hareng, le maquereau et la sardine, qui sont souvent utilisés pour fabriquer la moulée donnée aux poissons d’élevage carnivores (tel le saumon de l’Atlantique). Se nourrir de ces petits poissons serait ainsi plus écoresponsable, relève le nutritionniste ; en outre, ils sont nutritifs et économiques, en plus de contenir très peu de contaminants.

4. Posez des questions… et exigez des réponses

Vous avez un doute quant à l’origine du filet de truite que vous avez en main ? La meilleure chose à faire est de questionner le poissonnier ou un employé du commerce. Ainsi, vous devriez toujours pouvoir obtenir des informations de base – non seulement l’espèce et sa provenance, mais aussi sa fraîcheur – grâce à un étiquetage précis ou aux informations de quelqu’un sur place, insiste Bernard Lavallée. Si vous n’obtenez pas de réponse, soulignez l’importance d’obtenir ces informations à un responsable qui pourrait faire bouger les choses.

Deuxième article du Protégez-vous

Apprenez comment faire des choix éclairés au rayon de la poissonnerie, entre les produits d’ici et d’ailleurs; entre les poissons surexploités et ceux qui sont issus de la pêche ou de l’aquaculture durables; et entre les différentes certifications et allégations que vous trouverez sur les emballages.

Pas simple de choisir le poisson à mettre dans l’assiette ! Bien souvent, le lieu d’origine de l’espèce ne figure pas sur l’emballage. Par ailleurs, le poisson que vous achetez est-il surexploité ? Pas évident de le savoir non plus…

Dans un tel océan de complexité, il existe heureusement des logos à repérer et des outils à consulter pour vous permettre de démêler le tout.

De multiples enjeux

Connaître l’espèce de poisson, sa provenance, la méthode de pêche ou d’élevage employée et son lieu de transformation (le cas échéant) : voilà ce qu’on appelle la traçabilité. « C’est la base pour faire un choix », souligne le nutritionniste Bernard Lavallée.

Pourtant, la loi impose peu d’exigences en matière d’étiquetage. Seuls les poissons qui sont préemballés et importés doivent afficher leur pays d’origine, indique l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) sur son site internet. Or, ce pays d’origine fait référence au pays dans lequel la dernière transformation importante – par exemple l’emballage – a eu lieu, et non à son lieu de pêche ou de production.

Par ailleurs, il ne faut pas confondre le nom commun d’un poisson et l’origine du produit vendu, comme dans le cas du « saumon de l’Atlantique ». Cette espèce carnivore, très populaire sur le marché, n’a pas été pêchée dans cet océan, mais elle est issue d’élevages qu’on trouve un peu partout dans le monde. Notez que sa consommation est déconseillée par différents organismes, dont Seafood Watch, un programme de recommandation de produits de la mer responsables fondé par l’Aquarium de la baie de Monterey, aux États-Unis.

En effet, l’élevage en système ouvert, c’est-à-dire en utilisant des filets disposés directement dans la mer, est répandu dans l’aquaculture du saumon de l’Atlantique et pose plusieurs problèmes, notamment celui des déchets – comme les excréments des poissons et les produits de synthèse employés – qui se déversent dans l’environnement.

L’aquaculture en système fermé, soit celle qui est pratiquée dans des bassins installés sur la terre, est généralement considérée comme une pratique plus durable, souligne Bernard Lavallée dans son livre Sauver la planète une bouchée à la fois (Éditions La Presse).

Et du côté de la pêche ? C’est loin d’être rose. De tous les stocks mondiaux de poissons, près de 60 % sont exploités à plein rendement et environ 30 % sont surexploités, rapporte l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Autrement dit, la majorité des espèces sont pêchées au même rythme (ou plus rapidement) qu’elles se reproduisent.

De plus, certaines méthodes sont critiquées pour leur impact sur la biodiversité. Par exemple, la pratique du chalutage par le fond, qui consiste à traîner un filet tenu par des poids au fond de la mer, est décriée par plusieurs organismes comme Greenpeace puisqu’elle détruit les fonds marins.

Quoi repérer ?

Bonne nouvelle : les choses changent en épicerie. Depuis quelques années, la plupart des grandes chaînes choisissent de vendre des espèces non menacées et de mieux identifier leurs produits, relève Bernard Lavallée.

Metro, par exemple, s’est mise en marche dès 2010 en adoptant une politique de pêche et d’aquaculture durables, mise à jour en 2018. Parmi les principes, l’étiquetage des produits vendus par l’épicier vous permet de connaître, en un coup d’œil, non seulement la provenance du poisson et le type d’élevage ou de pêche, mais aussi le nom scientifique de l’espèce (unique, contrairement aux noms communs). Par exemple, le flétan du Groenland – Reinhardtius hippoglossoides – est aussi appelé turbot au Québec, mais en Europe, c’est plutôt une autre espèce qui porte ce nom (Psetta maxima).

Bien sûr, n’hésitez pas à questionner le poissonnier. Néanmoins, plusieurs logos, appellations et sites web peuvent aussi vous aider à faire des choix plus éclairés. Notez que les logos sont utilisés sur une base volontaire par les entreprises qui sont titulaires de la certification ou qui répondent aux normes.

Voici des exemples fiables et répandus de logos et de répertoires d’espèces marines locales que vous pouvez consulter.

Pour savoir si le poisson a été pêché ou élevé localement

Les logos « Aliments du Québec »

Cette certification identifie les poissons d’origine québécoise, qu’ils soient pêchés ou élevés en aquaculture. S’il s’agit d’un produit transformé, par exemple un poisson fumé ou un pâté, au moins 85 % des ingrédients – dont 100 % des ingrédients principaux – doivent être d’origine québécoise pour qu’il puisse l’arborer.

La transformation et l’emballage doivent aussi avoir été effectués dans la province. Le pendant biologique de ce logo identifie les poissons et fruits de mer élevés ici et produits selon les normes d’aquaculture biologiques (voyez plus bas).

L’allégation « Produit du Canada »

La mention en question s’applique aux poissons qui sont capturés dans les eaux canadiennes (ou dans les eaux adjacentes conformément à la réglementation relative aux quotas de pêche) ainsi qu’aux produits d’élevage se trouvant au Canada. Que le produit de la mer soit pêché ou élevé, sa transformation doit avoir lieu dans un établissement canadien, au moyen d’ingrédients du pays.

Le site Pêchés ici, mangés ici

Ce portail, conçu par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), brosse le portrait d’espèces pêchées ou élevées au Québec, des plus répandues (comme la truite arc-en-ciel) aux moins connues (le sébaste, par exemple).

Le site Fourchette bleue, d’Exploramer

Ce programme propose une liste d’espèces marines méconnues du Saint-Laurent – la baudroie d’Amérique ou le merlu argenté, entre autres – à privilégier lors de vos achats parce qu’elles sont disponibles en quantité suffisante dans le fleuve et issues de techniques de pêche respectueuses des fonds marins.

Pour savoir si le poisson est issu d’une pêche durable

Au cœur de la notion de pêche « durable » repose l’idée que l’espèce ne doit pas être surexploitée. Or, plusieurs autres critères s’ajoutent, comme des méthodes de pêche qui réduisent les captures d’espèces non visées (« prises accessoires ») et limitent les dommages dans les milieux marins, explique Jean-Claude Brêthes, professeur émérite à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Fiez-vous à des logos crédibles pour vous assurer de ces aspects.

Le logo « Marine Stewardship Council » (MSC)

Cette écocertification, qui se base sur les guides de la FAO, est la plus reconnue dans le monde de la pêche, indique Jean-Claude Brêthes. Des organismes voués à la sensibilisation des méthodes de pêche et de l’aquaculture durables, tel Seafood Watch, recommandent d’ailleurs aux consommateurs d’acheter des produits certifiés MSC.

Le hic ? Les coûts rattachés à cette certification. Celle-ci coûte elle-même entre 80 000 et 150 000 $ environ, selon l’espèce et la complexité du dossier. S’ajoutent à cela l’audit annuel (la vérification) et l’affichage du logo, lequel exige des redevances, pour un total de plusieurs milliers de dollars chaque année, mentionne l’expert.

Au Québec, une première espèce de poisson, le flétan du Groenland, est en voie d’obtenir cette certification. D’autres produits de la mer sont certifiés MSC, notamment le homard des Îles-de-la-Madeleine ou de la Gaspésie et la crevette nordique.

Le logo « Ocean Wise »

Fondé par l’Aquarium de Vancouver, l’organisme Ocean Wise met en œuvre un programme de recommandations et applique les critères de durabilité élaborés par Seafood Watch. Les produits identifiés par le logo sont recommandés.

Pour savoir si le poisson est issu d’une aquaculture durable

Une aquaculture durable doit limiter son impact sur l’environnement, par la qualité des eaux rejetées dans la nature, entre autres. « Si la moulée qui sert à nourrir les poissons d’élevage est faite à partir de produits de la mer, ces derniers devront aussi avoir été pêchés ou produits de façon durable », spécifie Jean-Claude Brêthes.

Le logo « Aquaculture Stewardship Council » (ASC)

Il s’agit de l’équivalent de la certification MSC, mais appliqué aux produits de l’aquaculture.

Le logo « Ocean Wise »

Ocean Wise recommande aussi des produits qui sont issus de l’aquaculture en appliquant les critères de durabilité établis par Seafood Watch.

Pour savoir si le poisson vient d’une aquaculture biologique

S’il veut s’afficher comme bio, un poisson vendu au Canada doit répondre à des normes spécifiques : l’utilisation des produits de synthèse dans les bassins ou l’élevage d’espèces génétiquement modifiées sont interdits, et les poissons doivent être nourris d’aliments biologiques.

Les poissons doivent aussi vivre dans un espace suffisamment grand où le stress et les maladies sont contrôlés, résume Nicolas Bourque, coordonnateur à l’information au Conseil des appellations réservées et des termes valorisants du Québec (CARTV). Que le poisson soit d’ici ou d’ailleurs, il doit être issu d’un élevage en bassins fermés, ajoute-t-il. Les fruits de mer, toutefois, peuvent provenir d’une aquaculture pratiquée en milieu naturel.

Le logo « Biologique Canada »

En plus de garantir le respect des normes biologiques, ce logo est reconnu par Seafood Watch comme un gage d’aquaculture durable pour différentes espèces de fruits de mer.

La traçabilité du homard d’ici

En plus de compter sur les certifications « Aliments de Québec » et « Marine Stewardship Council » (MSC), les homards pêchés en Gaspésie portent un médaillon de traçabilité qui vous permet de retrouver l’origine du crustacé, une initiative du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie. Entrez le code alphanumérique pour connaître l’origine de l’animal et en savoir plus sur le capitaine, et même voir ce dernier à l’œuvre en vidéo.

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Article du site de la fondation David Suzuki :

Pêcheries durables pour les nuls : d’où provient votre poisson et vos fruits de mer?

Par Fabienne Lord, Ph.D.

(Crédit: Grégory Cassiau via Flickr)

Nos choix de consommation ont un impact sur notre environnement.Nos choix de consommation ont un impact sur notre environnement. Cet été et tout au long de l’année, faites des choix éclairés afin de protéger le fleuve Saint-Laurent.

Avant de vous rendre à votre poissonnerie ou à l’épicerie locale pour acheter des poissons ou fruits de mer, trois points sont à retenir :

  1. L’origine du produit. Au Canada, le pays d’origine doit être clairement identifié sur l’étiquette de vente tant pour les produits frais qu’emballés. Il n’est pas obligatoire de mentionner si le poisson est issu d’un élevage ou d’une capture sauvage (bien que cette information soit importante pour faire un achat éclairé!).
  2. La chaîne de transformation. Selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments, le pays d’origine inscrit sur l’étiquette est le pays dans lequel la dernière transformation importante a eu lieu. Par exemple, un poisson d’élevage produit en Chine mais paré, fileté et pané dans une usine à poisson française portera Produit de France comme pays d’origine. Pour s’assurer que le poisson que vous mangez est bien de l’origine inscrit sur l’emballage, surveillez les logos d’organismes qui certifient la traçabilité des produits (MSC, Friend of the sea, ASC, Global GAP).
  3. La traçabilité et l’étiquetage du poisson frais. L’origine du poisson frais peut être controversée. Il n’est pas rare que l’étiquetage soit erroné et que le poisson vendu ne corresponde pas à l’espèce affichée sur l’étiquette. Que faire? Vous devrez vous fier à votre poissonnier. Un conseil, achetez des produits de la mer pour lesquels vous avez le plus d’information.

Voici également quelques questions à garder en tête afin de faire un choix écoresponsable :

1. Est-il certifié durable?

Les produits provenant de pêcheries durables sont identifiés par des écoétiquettes. Informez-vous sur les méthodes de pêche ou d’élevage utilisées, car certaines sont particulièrement nocives

2. Est-ce que la pêche à la crevette est dommageable pour l’environnement?

Il y a deux types de pêche au chalut : le chalut pélagique (midwater trawling) et le chalut de fond (bottom trawling or dragging). Le chalut pélagique cible les espèces de poissons vivant dans la colonne d’eau comme la crevette, la sardine, le maquereau, le thon, l’anchois. Le chalutier déploie son filet entre deux eaux et règle sa hauteur, en relation au fond, grâce à la longueur des câbles (orins) et à la vitesse du navire. Cette technique de pêche n’a pas d’impact sur le fond de la mer et sur les habitats marins. Cependant, cette technique a un haut taux de prises accessoires (espèces de poissons non visées, tortues, mammifères marins, etc.).

Le chalut de fond permet de pêcher les poissons benthiques comme la morue, le flétan, la sole, l’aiglefin. Afin de cueillir les poissons de fond, le chalutier maintient son filet ouvert à l’aide de deux grandes plaques de métal. Le bas du filet, lesté d’une chaîne, est muni de rouleaux et traîne sur le fond. Cette technique détruit les fonds marins et favorise les prises accessoires.

3. Pourquoi préfère-t-on le confinement total à l’élevage en mer?

On préfère les installations aquacoles fermées pour des raisons de biosécurité et d’hygiène. Premièrement, les poissons transgéniques (génétiquement modifiés) ou les espèces étrangères peuvent s’échapper (ou être libérés) s’ ils sont élevés dans des cages situées en mer. Cette situation est préoccupante car le comportement et la croissance d’espèces transgéniques ainsi que leurs impacts sur l’environnement et sur les espèces sauvages sont peu documentés. De plus, l’introduction d’une espèce étrangère dans un écosystème peut entraîner des conséquences néfastes et elle peut devenir une espèce invasive. Deuxièmement, l’aquaculture en clos ouvert produit des déchets (poissons morts, matière fécale, oiseaux) qui peuvent nuire à l’écosystème. Donc l’utilisation de bassins offre un meilleur contrôle de la qualité de l’eau et de la gestion des déchets.

4. Est-ce que la pêche au homard est dommageable pour l’environnement?

Cette méthode de pêche a un impact modéré sur les habitats marins. Les pêcheurs commerciaux utilisent des pièges à homard faits de treillis métalliques. Ces pièges sont retenus au fond par un poids et sont identifiés à la surface par une bouée. Bien qu’ils ne soient pas connus pour endommager le fond marin, la présence d’un grand nombre de pièges peut avoir un impact cumulatif considérable sur les habitats benthiques.

Avec ces notions en mains, vous serez mieux outillés afin de choisir des produits issus de pêcheries durables. Ainsi, n’hésitez pas à poser les questions suivantes à votre poissonnier :

  • Quel est le pays d’origine du produit vendu?
  • Le produit est-il certifié durable?
  • Quelle méthode de pêche ou d’élevage a été utilisée?

En plus de poser ces questions importantes à votre poissonnier, vous pouvez également consulter notre liste des 10 meilleurs produits de la mer de David Suzuki.

Bon appétit!

Le contenu a été développé avec l’appui de Fabienne Lord, Ph.D., membre du Cercle Scientifique David Suzuki

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Extrait de la politique quant à l’approvisionnement durable de la bannière MÉTRO

Notre politique de pêche et d’aquaculture durables

Un produit de poissonnerie durable est un produit pêché ou élevé au moyen de pratiques responsables qui ne mettent pas en péril la santé des espèces ni l’intégrité des milieux naturels et qui respectent les droits des travailleurs.


Chez METRO, nous reconnaissons que la santé des océans et la préservation des ressources naturelles sont vitales. Nous sommes aussi conscients que les industries de la pêche et de l’aquaculture font face à des enjeux sérieux, qui concernent autant la pérennité des stocks de poissons et fruits de mer, la protection de la biodiversité et des écosystèmes, que les conditions dans lesquelles évoluent les travailleurs. Dans un tel contexte, nous considérons important d’adopter de bonnes pratiques d’approvisionnement des produits offerts dans notre secteur de la poissonnerie.

METRO a ainsi adopté une politique de pêche et d’aquaculture durables. En place depuis 2010, et mise à jour en 2018, cette politique couvre les poissons et fruits de mer frais, congelés et en conserve et a été développée sur la base d’expertises scientifiques, d’une veille continue des problématiques et tendances de l’industrie, ainsi que de relations avec des parties prenantes intéressées par cette thématique. Cette politique vise à encadrer nos pratiques d’achats afin de favoriser l’adoption de pratiques de pêche et d’aquaculture responsables et éthiques, et repose sur cinq principes d’approvisionnement.

Principes d’approvisionnement

1 Espèces en bonne santé

METRO considère que la santé des espèces est une partie intégrante d’un processus d’approvisionnement responsable.

1.1 Espèces sauvages

METRO vise la commercialisation d‘espèces sauvages provenant de stocks sains pour lesquels le taux de capture permet le renouvellement. Un stock est considéré sain lorsqu’il n’est pas sujet à la surpêche et qu’il n’est pas identifié comme en péril. Les espèces devront être prélevées dans des zones de pêche bien contrôlées et gérées et, lorsqu’applicable, au moyen de quotas encadrés par la loi et basés sur des évaluations scientifiques crédibles.

Lorsque METRO fait référence à un stock de poisson, on entend un regroupement d’individus de la même espèce vivant au sein de la même zone géographique, se mélangeant suffisamment pour permettre la reproduction entre eux et ayant peu de contacts avec les autres stocks de ladite espèce.

1.2 Espèces d’élevage

METRO vise la commercialisation d’espèces issues de l’aquaculture dont l’élevage s’effectue dans des environnements sains (qualité de l’eau) qui répondent aux différents besoins des espèces. Les pratiques utilisées devraient limiter la densité et assurer une alimentation adéquate tant en termes de qualité que de quantité.

2 Méthodes d’exploitation responsables 

Les pêcheries et les fermes aquacoles qui approvisionnent METRO devront démontrer qu’elles utilisent des méthodes d’exploitation durables et les meilleures pratiques reconnues.

2.1 Espèces sauvages

Pour les espèces sauvages, METRO favorise l’utilisation de méthodes qui limitent les impacts environnementaux, entre autres sur les fonds marins ainsi que les méthodes de pêche sélectives, soit celles qui réduisent le volume des prises accessoires (espèces non désirées capturées accidentellement).

2.2 Espèces d’élevage

Pour les espèces issues de l’aquaculture, METRO favorise les pratiques minimisant les impacts environnementaux, tant sur le plan physique (air, eau, sol) que biologique (faune et flore).

3 Traçabilité des produits

La traçabilité est un élément central de la mise en œuvre de pratiques responsables de pêche et d’aquaculture. Chez METRO, nous y accordons une grande importance et avons mis en place un système de traçabilité rigoureux qui nous permet de documenter la chaîne d’approvisionnement depuis la zone de pêche ou la ferme d’élevage jusqu’au consommateur.

Pour implanter ce système, nous comptons sur la collaboration de nos fournisseurs. Pour chaque produit vendu à METRO, nos fournisseurs nous indiquent les informations clés reliées à la traçabilité, telles que le nom scientifique de l’espèce, la provenance et la méthode d’exploitation. METRO exige aussi que chacun de ses fournisseurs lui démontre qu’il est en mesure de documenter sur demande sa chaîne d’approvisionnement jusqu’au navire de pêche ou jusqu’au site d’élevage.

C’est grâce à ce système de traçabilité que METRO est en mesure d’offrir à ses clients un étiquetage informatif et transparent.

Note : pour la politique de métro au complet voir la référence à la fin.

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Extrait de l’un des articles provenant de l’émission L’Épicerie de Radio-Canada

Doit-on se fier aux certifications et aux logos de pêche durable?

Des logos pour nous assurer que la pêche est durable il y en a de toutes les sortes sur les produits de la pêche et de l’aquaculture.

PHOTO : RADIO-CANADA

Radio-Canada

Publié le 16 mai 2018

Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quand on veut acheter des poissons et des fruits de mer de pêche responsable et durable, il peut être difficile de s’y retrouver parmi toutes les certifications. Voici des pistes.

Un texte d’Andrée Langlois de L’Épicerie

Dernièrement, les crabiers situés au sud du golfe du Saint-Laurent ont vu leur certification « pêche durable » suspendue par le Marine Stewardship Council (MSC), un organisme qui atteste que la pêche est effectuée de façon durable et responsable. Les méthodes de pêche de ces crabiers ont nui aux baleines noires et causé la mort de certaines d’entre elles.

« Le MSC a demandé à ce qu’il y ait des mesures qui soient mises en place, et en attendant qu’elles soient mises en place et que l’on vérifie qu’elles sont efficaces, la certification est suspendue », explique Jean-Claude Brêthes, professeur en océanographie biologique de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski et titulaire de la Chaire UNESCO en analyse intégrée des systèmes marins.

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«Le problème, c’est les cordes, qu’on appelle les orins, qui relient le casier à une bouée en surface. Les baleines se prennent dans les câbles et peuvent ainsi s’étouffer et se noyer», dit le professeur Jean-Claude Brêthes.

PHOTO : RADIO-CANADA

Mais qu’est-ce qu’une pêche durable?

Plusieurs critères sont nécessaires pour qualifier une pêche de durable, et comme l’explique M. Brêthes, la base, c’est le respect de la ressource. « Une pêche durable, c’est le respect de la ressource, soit de pêcher pour ne pas épuiser la ressource. Ensuite, c’est ne pêcher que ce qui est nécessaire. Ce qui veut dire, pêcher la quantité que l’on peut utiliser, éviter de pêcher les poissons trop petits et minimiser les prises accidentelles. Il y a aussi le respect de l’environnement, des écosystèmes et des collectivités qui dépendent de cette ressource pour vivre. »

Les logos se multiplient

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Il existe de nombreux logos de « pêche durable ».

PHOTO : RADIO-CANADA

Il existe des logos de toutes sortes sur les produits de la pêche et de l’aquaculture pour permettre aux consommateurs de s’assurer que la pêche est durable. Mais il est souvent difficile de s’y retrouver et surtout de s’y fier.

Pour le nutritionniste Bernard Lavallée et auteur du livre Sauver la planète une bouchée à la fois, la réglementation n’est pas bien définie. « Un des gros problèmes, présentement, dans le domaine, c’est que le terme pêche durable n’est pas réglementé. »

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Bernard Lavallée conseille aux gens de bien observer les logos et de s’informer sur leur signification.

Depuis que les consommateurs s’intéressent davantage à la pêche durable, la quantité de logos a explosé, dit Bernard Lavallée. « J’ai même vu, par expérience, des compagnies qui plaçaient de faux logos. On a l’impression que c’est un logo de pêche durable, parce qu’il y a un petit poisson bleu sur un fond blanc. On se dit : “Ah, c’est du poisson qui est de pêche durable”, mais en réalité, c’est une décoration sur l’emballage. »

De plus, il y existe de nombreuses certifications, par exemple celle de Greenpeace, qui sont, en fait, des guides de consommation. « À la limite, une association, un groupe ou un aquarium peut décider de faire sa propre liste, et effectivement, y en a beaucoup. Et c’est difficile de s’y retrouver », précise M. Brêthes.

L’Aquarium du Québec s’est associé au programme Ocean Wise afin d’établir une liste, un guide des produits de pêche durable. Selon la coordonnatrice du programme, Jade-Alexandra Trottier, Ocean Wise veut faciliter la tâche du consommateur. « Quand il voit notre petit logo, il ne se casse pas la tête. Il sait qu’il est en train de faire un choix qui est durable, qui respecte nos océans. »

Marketing environnemental?

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Les consommateurs cherchent de plus en plus à obtenir plus d’information sur la provenance du poisson qu’ils achètent.

À la poissonnerie La Mer, à Montréal, on affiche bien la traçabilité des produits, et le logo Ocean Wise dans la vitrine peut être rassurant pour le consommateur. Mais attention, il suffit qu’un seul produit soit issu de la pêche durable pour pouvoir s’afficher Ocean Wise. Cela ne certifie pas que tous les produits sont de pêche durable.

« Nous tenons environ 500 produits. Ils ne sont pas tous certifiés Ocean Wise, mais on va donner l’information aux clients, ils vont être capables de juger s’ils veulent le produit qui est durable ou pas », explique François-Xavier Dehédin, gérant de la poissonnerie La Mer.

Selon Mme Trottier, le logo est plus qu’un outil de marketing. « On aime penser que l’on [est vers] un cheminement d’amélioration continue, et le but c’est qu’il soit un jour 100 % Ocean Wise. »

Le rôle du consommateur

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Le poissonnier François-Xavier Dehédin explique à des clients la provenance des poissons en magasin.

François-Xavier Dehédin explique qu’il veut donner la chance aux pêcheurs, qui prennent de plus en plus conscience du problème. « La sirène d’alarme a retenti. Je pense que tous les crabiers du Québec l’ont entendu. Les consommateurs sont soucieux, en ont entendu parler. »

Est-ce qu’ils [les consommateurs] vont arrêter de mettre [du poisson non certifié] dans leur assiette, je ne pense pas. On parle du thon depuis des années et on continue toujours à en vendre.

Une citation de : François-Xavier Dehédin

Puisque 93 millions de tonnes de poissons sont pêchées chaque année dans le monde, le consommateur a un rôle à jouer en diversifiant les espèces qu’il achète et aussi en posant des questions.

Pour M. Brêthes, il faudrait peut-être commencer à faire pression sur les poissonniers ou les épiciers en général. « Un des problèmes, c’est que très souvent dans les comptoirs de poissonnerie la personne n’est pas au courant exactement d’où vient son poisson, à quoi il correspond. Peut-être commencer à faire pression pour qu’on ait un meilleur étiquetage sur les produits qu’on achète, savoir d’où ils viennent. »

Moi, ce que je dis souvent : « Si votre poissonnier n’est pas capable de vous donner une information sur votre poisson, changez de poissonnier! »

Une citation de : Bernard Lavallée, nutritionniste

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Les consommateurs ont de plus en plus d’outils sur le web pour découvrir la provenance de leur poisson.

Si on n’a pas de poissonnier à notre disposition, on peut toujours se tourner vers un poissonnier virtuel comme l’application Sea Food Watch, un guide de consommation de l’aquarium de Monterey Bay qui recommande, entre autres, les certifications MSC et l’ASC.

Selon M. Brêthes, ces guides ont certaines limites. « Le problème avec ces listes, c’est que c’est catégorisé par très, très gros ensembles. Il peut y avoir à l’intérieur d’un ensemble des pêcheurs qui font un travail propre, qui sont conscients, mais ils sont noyés dans une évaluation globale. » De plus, une espèce peut être sur la liste rouge alors qu’elle est pêchée correctement ailleurs au Québec, par exemple.

Acheter ou ne pas acheter les produits de la mer est une décision complexe lorsqu’on tient compte de notre santé et des océans.

Selon M. Brêthes, si les consommateurs sont plus soucieux, ils aideront à améliorer la réglementation. « On est de plus en plus conscient que l’on doit respecter l’environnement. C’est important que le consommateur soit un peu conscient de ce qu’il achète et de ce qu’il mange. »

En tant que nutritionniste, Bernard Lavallée est souvent aux prises avec un dilemme : « J’encourage les gens à manger du poisson, mais en même temps, plus on en mange, plus on doit vider les océans. Si on veut que les générations futures aient assez de poissons à manger, il faut que l’on fasse des choix qui soient cohérents, que l’on fasse les bons choix de poissons », conclut-il.

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Les réactions de deux associations qui donnent des certifications de pêche durable suite à la sortie du film Seaspiracy.

Le film Seaspiracy, film choc et courageux, semble toutefois arrondir quelques coins, en affirmant que les logos connus de pêche durable n’ont aucune valeur.

J’ai donc recherché les réactions des principales associations blâmées et attaquées dans le film. Dans les pages suivantes vous trouverez les commentaires de Ocean Wise et de Marine Stewardship Council.

OCEAN WISE RESPONDS TO THE SEASPIRACY FILM

 Ocean Wise

 March 26, 2021

 Aquablog, Ocean Wise Seafood

By Sophika Kostyniuk

Director of Fisheries and Seafood

Ocean Wise Conservation Association

Le mercredi 24 mars, Netflix a lancé Seaspiracy du réalisateur de films environnementaux Kip Andersen, qui met en lumière les problèmes les plus flagrants de l’industrie de la pêche. Kip Andersen est connu pour avoir déjà produit Cowspiracy. Seaspiracy se penche sur une myriade d’impacts auxquels sont confrontés les océans de notre planète, de la surpêche à l’esclavage humain en passant par la pollution plastique.

La surpêche et les pratiques de pêche non durables font indéniablement partie des plus grandes menaces qui pèsent sur les océans de notre planète. Heureusement, il existe un large éventail de pratiques de pêche utilisées dans le monde entier, et il est important de faire la différence entre ces pratiques. Ocean Wise convient que les pratiques de pêche illégales, non réglementées et destructrices, qui endommagent les habitats, produisent d’importantes prises accessoires et épuisent les stocks de poissons, doivent cesser. En fait, c’est la raison même de l’existence du programme Ocean Wise Seafood. Ocean Wise Seafood s’engage à faire en sorte que la chaîne d’approvisionnement en produits de la mer, ainsi que les consommateurs, aient accès aux meilleures connaissances disponibles lorsqu’ils achètent des produits de la mer.

Aucune organisation ne peut à elle seule résoudre la myriade de problèmes mondiaux liés à la surpêche, mais nous nous engageons à donner aux consommateurs et aux entreprises les moyens de prendre des décisions d’achat durables lorsqu’ils choisissent des produits de la mer. Ocean Wise travaille également avec plus de 40 autres organisations à but non lucratif et parties prenantes dans le cadre de la Conservation Alliance for Seafood Solutions, qui partagent un ensemble de valeurs communes afin d’accélérer l’impact collectif de la communauté des produits de la mer durables.

Nous comprenons que les défis associés à la lutte contre la surpêche sont immenses. Les progrès des technologies de pêche et de transformation, l’amélioration des pratiques d’expédition et de la distribution des produits associés, ainsi que la sensibilisation accrue aux bienfaits des produits de la mer pour la santé ont tous contribué à une augmentation de la demande de poisson. Aujourd’hui, la consommation mondiale de produits de la mer n’a jamais été aussi élevée : plus de 20 kg par personne et par an (SOFIA 2020). Nous reconnaissons également que décider de ce que l’on mange est une décision très personnelle et nous soutenons ceux qui choisissent de ne pas manger de poisson ou d’autres produits animaux. Pour ceux qui souhaitent avoir des fruits de mer dans leur alimentation, Ocean Wise Seafood fournit des informations et des conseils sur les produits de la mer qui ont le plus faible impact sur l’environnement marin. Toutefois, l’arrêt généralisé de la consommation de produits de la mer n’est pas une solution envisageable pour les quelque trois milliards de personnes dans le monde qui comptent sur les produits de la mer comme source importante de protéines (SOFIA 2020). Les produits de la mer continueront à être une solution intégrale pour répondre à la demande croissante de protéines dans le monde.

La pêche et la production de fruits de mer sont également importantes pour l’identité culturelle, la souveraineté nationale et l’emploi – les moyens de subsistance d’environ 56 millions de personnes dans le monde sont liés aux secteurs de la pêche et de l’aquaculture (SOFIA 2020). Pour y parvenir, nous devons pêcher et cultiver les produits de la mer de manière plus intelligente, avec une perspective à plus long terme, et d’une manière qui contribue positivement au retour à l’océan. Ou, à tout le moins, qui ne dégradent pas davantage nos océans. Les espèces réparatrices telles que le varech, les huîtres, les palourdes et les moules filtrent en fait l’eau dans laquelle elles sont cultivées et ne nécessitent pratiquement aucun intrant pendant leur cycle de croissance. Toutes sont exceptionnellement performantes sur le plan environnemental.

Bien que les océans soient soumis à une pression intense, la science a prouvé que leur régénération est possible grâce à une réponse mondiale et à une approche collaborative de la gestion durable de nos océans. La nature est incroyablement résiliente lorsqu’elle a la possibilité de rebondir, ce qui a été démontré en divers endroits, notamment au Belize, au Mexique, en Turquie et au Danemark. Des pratiques de gestion solides et proactives, ainsi que des limites de capture fondées sur des données scientifiques et des principes de précaution, sont essentielles à cette réussite. La National Oceanic and Atmospheric Administration publie des rapports trimestriels sur les stocks de poissons qui ont été reconstitués après avoir été surexploités. Au 31 décembre 2020, le thon blanc de l’Atlantique Nord, le poulamon de la côte Pacifique et la perche de l’océan Pacifique, entre autres, figurent sur cette liste.

Ocean Wise travaille assidûment avec ses partenaires tout au long de la chaîne d’approvisionnement mondiale et encourage tous les consommateurs de produits de la mer et les entreprises à s’informer sur les impacts environnementaux de leur alimentation, afin de pouvoir prendre des décisions d’achat durables. Nous continuerons à fonder nos recommandations sur les meilleures connaissances disponibles, à promouvoir les activités de pêche et d’aquaculture à faible impact environnemental et à encourager tous les acheteurs et consommateurs de produits de la mer à réduire leur impact sur l’environnement marin par leurs décisions d’achat. Changer la façon dont les gens pensent aux produits de la mer est une priorité clé pour de nombreuses organisations, et nous continuerons à faire pression pour une réforme significative et durable de cet effort essentiel.

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La réponse de MARINE STEWARDSHIP COUNCIL

Our Seaspiracy response | Marine Stewardship Council (msc.org)

Our Seaspiracy response

March 26, 2021

Sustainable fishing does exist and helps protect our oceans. 

Le film Seaspiracy diffusé sur Netflix soulève un large éventail de questions relatives à nos océans, notamment la remise en question de la crédibilité du mouvement en faveur des produits de la mer durables et, en particulier, de notre organisation, le Marine Stewardship Council. Si nous sommes d’accord pour dire qu’il faut accorder plus d’attention à la crise de la surpêche, nous tenons à rétablir la vérité sur certaines des affirmations trompeuses du film : 

La pêche durable n’existe pas

C’est faux. L’un des aspects étonnants de nos océans est que les stocks de poissons peuvent se reconstituer s’ils sont gérés avec soin sur le long terme. Parmi les exemples où cela s’est produit et où les stocks sont revenus d’une situation critique, citons la légine australe dans les océans du Sud, la reconstitution du merlu de Namibie, après des années de surpêche par des flottes étrangères, ou l’augmentation de certains de nos principaux stocks de thon au niveau mondial. Et ce qui est encore plus étonnant, c’est que si nous prenons soin de nos stocks de poissons, ils prennent soin de nous. Les recherches montrent que les stocks de poissons qui sont bien gérés et durables sont également plus productifs à long terme, ce qui signifie qu’il y a plus de fruits de mer pour notre population mondiale croissante, qui devrait atteindre 10 milliards de personnes d’ici 2050.

La certification MSC est trop facile et n’est pas crédible

Le MSC est très fier d’avoir contribué à la réforme des pratiques de pêche et à la croissance du mouvement en faveur des produits de la mer durables, aux côtés de nombreux autres partenaires et organisations. Il existe plus de 400 pêcheries certifiées MSC dans le monde. Ce processus de certification n’est pas mené par le MSC – il est indépendant de nous et est réalisé par des organismes d’évaluation experts. Il s’agit d’un processus entièrement transparent et les ONG et les autres acteurs ont de multiples occasions d’apporter leur contribution. Toutes nos évaluations peuvent être consultées en ligne sur le site Track a Fishery. Seules les pêcheries qui répondent aux exigences rigoureuses de notre norme sont certifiées. Contrairement à ce que disent les réalisateurs du film, la certification n’est pas un processus facile, et certaines pêcheries passent de nombreuses années à améliorer leurs pratiques afin d’atteindre notre norme. En fait, notre analyse montre que la grande majorité des pêcheries qui effectuent des pré-évaluations par rapport à nos critères ne les remplissent pas et doivent apporter des améliorations significatives pour obtenir la certification.

Le MSC est financé par l’industrie et n’est pas indépendant

Le MSC est un organisme indépendant à but non lucratif créé par le WWF et Unilever il y a plus de 20 ans pour répondre aux préoccupations liées à la surpêche. Nous ne sommes pas une entreprise commerciale et nous ne recevons aucun revenu des pêcheries ou de la certification des pêcheries par une tierce partie.

Nos revenus proviennent de deux sources : les dons de fondations et l’octroi de licences pour notre écolabel bleu, qui est utilisé par les entreprises de la chaîne d’approvisionnement, telles que les producteurs alimentaires, les supermarchés et les restaurants, pour identifier les produits de la mer certifiés MSC. L’utilisation de notre écolabel est volontaire, et seule une fraction des produits de la mer provenant de pêcheries certifiées durables porte notre écolabel. 

Le MSC est entièrement transparent quant à son modèle de financement basé sur le marché. Nous pensons que la demande des consommateurs pour des produits de la mer durables contribue à la réforme de l’industrie de la pêche, en encourageant l’adoption de pratiques de pêche durables.  Tous les revenus provenant de l’utilisation des licences sont réinvestis dans notre programme de travail.  Cela inclut, par exemple, l’octroi de subventions par le biais de notre Fonds de gestion responsable des océans, afin de soutenir les pêcheries dans les pays en développement.     

Les pêcheries certifiées MSC présentent des niveaux inacceptables de prises accessoires

En fait, les pêcheries certifiées selon la norme MSC doivent prouver qu’elles minimisent activement les prises accidentelles. Les pêcheries qui doivent s’améliorer dans ce domaine peuvent se voir fixer des objectifs qu’elles doivent atteindre pour conserver leur certificat ou risquer d’être suspendues.  Nous pensons que la pêcherie islandaise mentionnée dans Seaspiracy appartient à cette dernière catégorie. Elle a été suspendue du programme en raison de problèmes de prises accessoires et n’a été autorisée à réintégrer le programme que lorsque ces problèmes ont été résolus. Il existe de nombreux exemples positifs de pêcheries certifiées MSC introduisant des innovations pour protéger la vie marine, comme la modification du type d’engin pour diminuer les prises accessoires de tortues ou l’ajout de lumières LED pour augmenter la sélectivité des prises. Parmi les réalisations notables des pêcheries certifiées MSC, citons une pêcherie de langoustes en Australie qui a réduit ses prises accessoires d’otaries et une pêcherie de merlu en Afrique du Sud qui a réduit de 99% ses prises accessoires d’albatros.

La pêche durable contribue à protéger nos océans et nous

Bien que nous ne soyons pas d’accord avec la plupart des propos des réalisateurs du documentaire Seaspiracy, nous sommes d’accord sur le fait qu’il existe une crise de surpêche dans nos océans. Or, des millions de personnes dans le monde dépendent des produits de la mer pour leurs besoins en protéines. La population mondiale devant atteindre 10 milliards d’habitants en 2050, il est plus urgent que jamais d’exploiter nos ressources naturelles de manière plus responsable. La pêche durable a un rôle vital à jouer dans la sécurisation de ces ressources.

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A) Troisième partie : les références pour en savoir plus.

Références à consulter:

https://www.ledevoir.com/societe/environnement/597750/faut-il-cesser-de-manger-du-poisson?

http://exploramer.qc.ca/fourchette-bleue/

Pêche durable et écoresponsable: comment choisis les bons poissons (fraichementpresse.ca)

Pêcheries durables pour les nuls : d’où provient votre poisson et vos fruits de mer? – Fondation David Suzuki

L’étiquette ne fait pas le poisson | Protégez-Vous.ca (protegez-vous.ca)

4 bons conseils pour choisir votre poisson | Protégez-Vous.ca (protegez-vous.ca) 

Doit-on se fier aux certifications et aux logos de pêche durable? | Radio-Canada.ca (radio-canada.ca)

Pêche durable au Québec : un secret trop bien gardé | Radio-Canada.ca (radio-canada.ca)

Notre politique de pêche et d’aquaculture durables | Metro

Consumer guides | Recommendations | Seafood Watch

Les méthodes de pêches utilisées sont importantes | Living Oceans

Seaspiracy the movie was chilling – but what can I do now? – Greenpeace Aotearoa

What Seaspiracy got right and what it missed – Vancouver Is Awesome

Par Caroll McDuff,

Pour Danville en Transition

Le bac vert… et les sacs de plastique

  Gilles Parent, ND.A

Comment disposer de ses sacs de plastique?

Mettre tous vos sacs et pellicules de plastique dans un plus grand sac transparent et perforé pour former un ballot et attacher le sac par les coins avant d’en disposer. 

Pourquoi les regrouper? Cela

  • facilite grandement la manipulation au centre de tri, économise temps et travail;
  • évite que les sacs s’envolent dans l’environnement pendant la cueillette, le transport et le tri;
  • permet de mettre des sacs et des pellicules de petites dimensions qui se perdraient autrement ou iraient à l’enfouissement;
  • évite que les sacs nuisent à l’équipement de tri en s’enroulant;
  • empêche de contaminer le papier entre lequel le plastique se cacherait. 

Pourquoi prendre un sac de plastique perforé?

Si l’air dans le sac ne peut pas s’échapper lorsqu’il est comprimé dans le camion de cueillette ou lors de la manutention, il se fendra et libérera son contenu. Outch!

Que faire si votre sac n’est pas perforé?

Couper les coins au bas du sac ou le perforer avec la pointe d’un crayon. 

Pourquoi utiliser un sac transparent?

Il est important que les opérateurs du centre de tri puissent voir le contenu du sac sans devoir l’ouvrir. Ne pas prendre de sac blanc opaque ou de sac vert.

Que peut-on mettre dans le bac vert comme sacs de plastique?

Sacs de plastique, pellicules scellant les contenants de yogourt, pellicules de plastique de type Saran Wrap, sacs de fruits et de légumes, sacs de lait, enveloppes de fromage ou de tofu, plastiques à bulles de protection, publisacs, etc.

Qu’est-ce qu’on ne peut pas mettre dans le bac vert ?

Les pellicules de cellophane, les plastiques avec aluminium.